NRJ Group a réagi de façon virulente aux propos du SIRTI (Syndicat Interprofessionnel des Radios et Télévisions Indépendantes), présidé par Philippe Gault. Après la cession de RMC à NRJ Group, le SIRTI a en effet demandé au CSA d’exiger du groupe NRJ qu’il restitue deux de ses réseaux nationaux.
NRJ Group a estimé que « le caractère excessif et donc dérisoire de cette position n’appellerait aucun commentaire si elle n’avait pour conséquence d’engendrer la liquidation de plusieurs dizaines de sociétés qui emploient à travers tout le territoire plusieurs centaines de salariés. »
« Cette prise de position n’est pas seulement absurde, poursuit NRJ Group, elle manque totalement de crédibilité. On ne peut, en effet, que remarquer la dissymétrie des initiatives de ce syndicat quand il s’agit du groupe NRJ ou lorsqu’est concerné le groupe Hachette/Europe 1 dont la plupart des stations adhérentes à ce syndicat sont dépendantes financièrement de la régie d’Europe 1. » NRJ Group rappelle qu' »il y a trois ans, en mars 1997, la fusion Hachette Filipacchi/Filipacchi Médias porte la couverture globale radio du groupe Europe 1 à plus de 160 millions d’habitants, ce qui constitue un dépassement effectif et sans accord préalable du CSA du seuil légal de 150 millions, autrement plus important que celui (seulement potentiel d’ailleurs, à ce jour) du groupe NRJ (un peu plus de 2 millions). Cette situation n’a alors suscité du SIRTI, pourtant apparemment si vigilant, aucune réaction, ni aucune demande de mesure « draconienne » de restitution de réseaux ou de stations. »
NRJ Group souligne également « qu’il aura fallu attendre deux ans pour que le réseau Skyrock soit, conformément aux engagements du groupe Hachette, enfin cédé en mars 1999 à une banque allemande (la Deutsche Bank), deux ans pendant lesquels le SIRTI n’aura rien trouvé à redire tant sur le délai utilisé pour arriver à cette cession, que sur les conditions de celle-ci. Entre-temps, il aura déjà fallu attendre également 8 mois environ pour que le groupe Hachette veuille bien céder la station parisienne Chante France à un établissement financier (l’IDI) et, ceci, toujours sans susciter de réaction du SIRTI. Depuis, le réseau Skyrock bien que détenu par une banque a obtenu de nouvelles fréquences FM et cela n’a justifé aucune réaction du SIRTI, pas plus que le récent retour de la station de catégorie B, Chante France, dans le giron de ce réseau et de son actionnaire principal la Deutsche Bank, ne l’aura ému. »
En conclusion, NRJ Group juge « les réactions du SIRTI singulièrement sélectives, ce qui révèle quels intérêts il a à cSur de défendre. »
De son côté, Hervé Bourges, président du CSA, a estimé que NRJ Group devrait se séparer de Rire & Chansons, ou restituer des fréquences. Le CSA devrait se prononcer sur la cession de RMC à NRJ group courant septembre.