Après l’accord de cession intervenu la semaine dernière entre NRJ Group et les laboratoires Pierre Fabre, la stratégie du groupe NRJ se précise. Alain Weill, vice-président du directoire de NRJ Group a annoncé que les premières économies se feront en très grande partie sur le plan social. Près d’un tiers du personnel de la station monégasque serait concerné par ces mesures d’économies. Ces mesures sociales sont redoutées par l’intersyndicale de la station qui craint la mise en place d’un 4ème plan social. RMC emploie actuellement 137 personnes dont 42 journalistes. NRJ Group souhaite réduire de 20 millions de francs les pertes de RMC, actuellement de l’ordre de 50 millions de francs. Lors de sa vente par la Sofirad en 1998, RMC avait été estimée à 100 millions de francs, et Nostalgie aux environs de 500 millions. Aucun chiffre sur le montant de la transaction entre NRJ Group et le groupe Pierre Fabre n’a été avancé. Suspendue le lendemain de l’annonce de la montée de NRJ Group dans le capital de RMC, la cotation de l’action NRJ Group a repris vendredi dernier et a clôturé en hausse de 1.31% à 50.25 euros.
Par ailleurs, afin de passer en-deça du seuil anti-concentration, NRJ Group envisage de plus en plus sérieusement de se séparer de Rire & Chansons, le plus petit de ses réseaux, avec une couverture nationale d’environ 18 millions d’auditeurs potentiels pour une soixantaine de fréquences. Le prix de Rire & Chansons a été fixé à 300 millions de francs. NRJ Group pourrait se contenter de céder une partie de ses fréquences. Avec ses 4 réseaux nationaux (NRJ, Chérie FM, Nostalgie et Rire & Chansons), NRJ Group couvre un bassin potentiel de 120.5 millions d’auditeurs, et RMC, disposant de près de 140 fréquences et d’un émetteur Grandes Ondes situé dans le Sud de la France, couvre un bassin de population estimé à 31.7 millions de personnes.
T.L.