Interrogé par Emmanuel Schwartzenberg dans un entretien publié aujourd’hui par « Le Figaro Economie », Hervé Bourges, président du CSA, s’est exprimé sur la situation de l’audiovisuel français. Il est revenu en particulier sur l’actuel paysage radiophonique français : « L’apaisement n’est pas venu de la création de tel ou tel réseau (NDLR : Rire & Chansons), mais de la volonté du Conseil de mettre fin aux pratiques de flibustiers auxquels de nombreux réseaux se livraient pour étendre leur zone de couverture au détriment des petites radios locales ou associatives. Nous avons décidé de tout mettre sur la table, et de pratiquer une gestion dynamique du parc de fréquences. » Hervé Bourges a également fait allusion au fameux Plan Bleu, actuellement au centre des préoccupations de Radio France : « Avec l’arrivée de Jean-Marie Cavada, Radio France joue le jeu, mettant fin au gel de certaines fréquences. »
Interrogé sur la volonté d’extension de certains réseaux, comme Skyrock, qui réclame toujours la possibilité d’émettre sur les villes dans lesquelles elle ne possède pas de fréquence, ou encore le groupe LV & Co qui a annoncé vouloir se lancer dans une politique de rachat ou de prise de participation dans des stations locales « en bonne entente avec le CSA », Hervé Bourges a estimé que « les marchés sont évolutifs. Les positions n’y sont pas acquises pour toujours. Il n’est pas question d’exclure de nouveaux entrants, dès lors qu’ils répondent à une attente du public. Le rôle du Conseil et d’y pourvoir, au fur et à mesure que des fréquences se dégagent. » Enfin, concernant l’arrivée de nouvelles télévisions locales, selon Hervé Bourges, « le marché publicitaire français peut supporter de nouvelles chaînes en clair. »