Charles Alloncle dénonce un boycott de Radio France et France Télévisions pour son livre, numéro 2 des ventes
Charles Alloncle accuse Radio France et France Télévisions de lui refuser tout temps de parole pour son livre, « Je jure de dire toute la vérité ».

Le député Charles Alloncle dénonce un boycott de la part de Radio France et de France Télévisions. Dans un communiqué, l’élu affirme que les deux groupes refusent de lui accorder le moindre temps de parole pour présenter son livre, « Je jure de dire toute la vérité ».
Paru il y a une semaine, l’ouvrage revient sur son rôle de rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Il en occupe aujourd’hui, selon lui, la deuxième place des ventes.
La question du pluralisme est d’autant plus sensible que Radio France a récemment lancé un baromètre du pluralisme, censé objectiver la diversité des invités et des thèmes abordés sur ses antennes nationales.
« Plusieurs sollicitations et relances » restées sans suite
Charles Alloncle assure s’être manifesté à plusieurs reprises. Il l’écrit ainsi : « malgré plusieurs sollicitations et relances, France Télévisions et Radio France refusent de m’accorder le moindre temps de parole pour en parler ». Le communiqué ne mentionne aucune réponse des deux groupes.
Le député met en avant le statut de ces médias : « Ces médias sont pourtant financés par tous les Français et soumis, à ce titre, à un impératif de pluralisme. » Il s’interroge ensuite : « Alors, pourquoi ce boycott ? » Sa réponse tient en une phrase : selon lui, ces groupes « ne veulent pas que vous sachiez comment votre argent est dépensé ».
L’élu se félicite par ailleurs du succès du livre malgré cette absence des antennes publiques. « Vous êtes déjà des milliers à l’avoir lu. C’est, pour moi, la plus belle des récompenses », écrit-il.
Ce que le livre raconte, selon son auteur
Charles Alloncle détaille dans son communiqué les sujets qu’il aborde. Côté dépenses, il cite « des karaokés à 250 millions € », « des indemnités de départ de plus de 500 000 € », « des milliards d’euros de contrats conclus en dehors des règles applicables aux marchés publics » et « des nuits dans des palaces à 1 700 euros ». Il évoque aussi « des copinages et conflits d’intérêts à répétition entre directeurs et producteurs ».
Il met également en cause le comportement des deux groupes pendant l’enquête : « communiqués de presse trompeurs, parjures multiples lors des auditions, fausses informations diffusées pour me discréditer, attaques mensongères contre ma famille ».
Le député parle enfin de pressions exercées pour le faire taire : « les documents retenus, les intimidations judiciaires, les rendez-vous clandestins, les filatures dans Paris, les ingérences jusqu’au sommet d’institutions de la République ». Il résume ces six mois ainsi : « Pendant six mois, j’ai découvert un système puissant prêt à tout pour se défendre dès lors que ses intérêts sont menacés. »
Ces accusations sont celles de Charles Alloncle seul, formulées dans son communiqué.
Il y décrit son livre comme le récit d’une « société de connivence », avec ses « méthodes », ses « dérives » et « ceux qui en profitent ».
Il conclut en s’adressant directement au public : « France Télévisions et Radio France pourront continuer à boycotter ce livre. Mais ils ne pourront ni vous empêcher de le lire, ni étouffer la vérité. »
Aucune réaction de Radio France ni de France Télévisions n’est rapportée à ce stade.






