La CNRL (Confédération Nationale des Radios Libres) a organisé du 5 au 7 mai derniers ses Rencontres Radiophoniques à Saint-Etienne (Loire). Co-organisées avec le Correx (Collectif Rhone Alpes des Radios d’Expression), les Rencontres Radiophoniques 2000 se sont tournées vers la gestion du secteur des radios associatives. Trois grands thèmes ont été abordés : les emplois jeunes, les enjeux des nouvelles technologies et l’aménagement du territoire.
Les emplois jeunes.
Après la signature de l’accord cadre avec quatre ministères, puis la mise en place d’un comite de pilotage pour suivre l’application de cet accord, les nécessaires mesures d’accompagnement et les éventuels problèmes, il s’agit de faire le point sur leur apport aux radios. Ces emplois jeunes sont le premier vrai effort d’aide à l’emploi pour les jeunes dans des conditions de salaire proche du Smig, dans une durée de travail à temps complet et dans des conditions de pérennité satisfaisante puisqu’il sagit de contrats pour
cinq ans. Les radios peuvent donc envisager une vrai politique de formation et inscrire ces emplois dans une stratégie de gestion et de développement durable.
Les enjeux des nouvelles technologies.
Les radios sont de plus en plus confrontées à ce qu’on a coutume d’appeler
les nouvelles technologies. Informatisation, numérisation, Internet, satellite, on ne fait plus de la radio comme il y a quinze ans. C’est à la fois un formidable défi pour les radios associatives, une occasion de
révolutionner les pratiques radiophoniques, mais c’est aussi une charge presque démesurée en termes de modernisation des équipements, de formation et de mise à jour des esprits.
Les droits d’auteurs.
Les radios ont pratiquement toutes normalisé leurs rapports tant avec la Sacem qu’avec la Spre. Plusieurs radioteurs travaillent désormais dans un cadre collectif, soit avec l’Epra soit avec la CNRL ou d’autres organismes, certains ont droit, dans ce contexte, à des rémunérations de la SCAM.
L’aménagement du territoire.
Une des particularités fortes des radios associatives, c’est d’exister dans
la proximité :
– Proximité thématique, ce sont les radios de découvertes, celles qui font un effort particulier pour aider les jeunes talents à émerger. Ce sont elles qui aident les régions a conserver une identité culturelle forte.
– Proximité géographique, ce sont des radios de territoires, elles permettent de faire vivre la démocratie locale en lui donnant un moyen d’expression, elles animent l’information dans un territoire souvent oublié
par les grands moyens audiovisuels, elles créent du lien social dans des zones où il y a parfois un vrai déficit.
– Proximité sociale par les radios communautaires, stations religieuses, radios des communautés issues de l’immigration, ces médias sont essentiels pour s’adresser à des catégories sociales qui, pour diverses raisons, ont besoin de cet outil de communication sur les ondes. Cette réalité doit s’inscrire dans la politique gouvernementale d’aménagement du territoire. C’est ainsi que les collectivités locales seront incitées à financer une mission essentielle et reconnue par tous les acteurs de terrain.
La CNRL représente les radios associatives adhérentes auprès du CSA, des différents ministères, d’organismes comme la Sacem et la Spré et participe à la Commission qui répartit le FSER (Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique). Le site de la CNRL : www.cnrl.org.